Saint très populaire, Antoine a suscité de nombreuses traditions de prière et de dévotion au cours des âges. Voici les principales, que nous perpétuons au sanctuaire :
Le chiffre 13
Le 13 a été attribué à saint Antoine parce qu’il est mort le vendredi 13 juin 1230.
Retrouver les objets perdus
Cette confiance vient d’un fait divers de la vie de saint Antoine. Il s’était fait voler son précieux bréviaire. Les livres étaient rares alors. À sa prière, le voleur fut pris d’un subit remord et lui ramena son livre de prière. La foi populaire lui a rapidement attribué le don de retrouver tous les objets perdus.
La prière des 13 mardis
Saint Antoine fut enterré le mardi suivant son décès, et ce jour-là, se produisit de nombreux miracles. On choisit donc de lui consacrer le mardi. Plusieurs personnes, en priant 13 mardis consécutifs, ont obtenu de grandes grâces. La première fut une femme, longtemps stérile, qui put ainsi donner le jour à un enfant.
Le bref
Le bref est un petit morceau de tissu, où est inscrit un court passage de l’Apocalypse : « Voici la croix du Seigneur, fuyez, forces ennemies! Le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David a vaincu! Alléluia! Alléluia! » Cette dévotion est née au Portugal. Les gens portent le bref sur eux pour se protéger de toutes les formes du mal.
Les lys
En 1660, en Autriche, des lys coupés, et oubliés devant une statue de saint Antoine, restèrent frais de nombreux mois. Le lys, symbole de pureté, représente bien la vie de saint Antoine. La bénédiction des lys comporte la lecture de ce passage de l’évangile selon saint Matthieu : « Voyez les lys des champs… ».
L’huile et les petits pains bénits
Ces dévotions ne sont pas uniques à saint Antoine : seule la bénédiction change. Les petits pains rappellent la charité de saint Antoine pour les pauvres. L’onction d’huile est un geste symbolique exprimant notre confiance dans le secours divin.
L’œuvre du pain des pauvres
Au Moyen-Âge, un enfant de Padoue s’étant noyé, sa mère promit, s’il revenait à la vie, de donner une quantité de pain égale au poids de l’enfant. Elle fut exaucée. Cette coutume de donner du pain aux pauvres au nom de saint Antoine, pour faveur obtenue, se répandit. En 1890, une boulangère de Toulon, mlle Louise Bouffier, exaucée par saint Antoine, relança cette tradition. L’abbé DeLamarre la rencontra en Europe. On a fondé, à l’Ermitage, le magasin de Mlle Bouffier pour participer à cette œuvre de charité.
Le chapelet de saint Antoine
Ce chapelet consiste à réciter 13 fois le Notre Père, le Je vous salue Marie et le Gloire au Père, en union de prière avec saint Antoine.